Notre vie la-bas

C'est où là-bas? C'est aux Etats-Unis, et plus précisément, dans le New-Hampshire, au milieu des lacs, des forêts et des white mountains, où je cohabite avec les écureuils, et les caribous.

jeudi 5 janvier 2006

Putain je hais l'avion!

J'ai beau faire des efforts, me raisonner, me faire raisonner, je hais l'avion, et spécialement un jour comme hier.
Arrivée à Roissy, déjà ca part mal, deux heures d'attente pour faire enregistrer les bagages parce que,je cite, "les vols ont été survendus" donc beaucoup de gens sont en liste d'attente, donc ralent pour qu'on leur trouve une place sur un autre avion rapidement et je cite encore "manque d'effectifs". D'abord, je peux pas m'empécher de me dire que j'espère qu'il ne manque pas d'effectif pour vérifier que tout va bien sur l'appareil, et puis après, j'observe l'agitation et là je vois trois greluches du personnel sky-team, en train de papoter, une autre un peu plus loin en train de téléphoner sur son portable. Un peu plus loin encore, je vois un petit gars qui cours partout pour aller nulle part, et qui semble ne servir à rien (enfin, je dis ça, je dis rien, hein..!). Et fianalement, je distingue trois hotesses au sol en train de s'arracher les cheveux, pour essayer de caser tout le monde dans les avions: "vous enregistrez pour le vol de Hong-Kong? Mais il est 14h00 là, ils ont déjà fini d'embarquer, l'avion va partir". Enfin, arrive notre tour, on enregistre, il nous reste de la place, tout va bien....enfin du moins c'est ce que l'on croyait.

Passés de l'autre côté, on mange un bout, et puis on se dirige vers la porte quand on nous annonce un retard de 45 minutes sur le vol de Boston, parce que l'appareil vient juste d'arriver de San Francisco. Dans ma petite tête, je me dis "ah, bon! mais je croyais que les avions étaient vérifiés avant de repartir, j'espère qu'ils ne vont pas bacler leur boulot pour partir plus vite et rattraper leur retard!" Autant vous dire que si je pouvais vérifier ça par moi-même je serais plus tranquille!!

...

1h00 plus tard nous voilà à bord de l'appareil, et nous attendons pour décoller. Le commandant de bord prend la parole et au lieu de nous dire comme d'habitude "je m'appelle Jacques Michot, je serais votre capitaine, je n'ai pas piccoler avant de monter dans l'appareil, je n'ai pas appris à piloter pendant la guerre de 14-18, et je sais ce que fais", il nous sort "un passager n'a pas été autorisé à monter à bord, pour des raisons de sureté évidentes, nous sommes en train de débarquer ses valises, nous décollerons donc d'ici 10 minutes",
et moi "hein quoi? qu'est ce qu'il vient de dire? qu'est ce qu'il passe? non mais on va pas décoller là? Et si il a laissé quelque chose dans l'avion? Etienne qu'est ce qu'ils ont dit? ah ca y est ca va pas, je commence à stresser!"
Etienne de son ton placide me répond, "non mais t'inquiètes pas si il y a un passager suspect, il le laisse pas monter",
moi "hein?, un passager suspect? ils ont dit qu'il était suspect? au secours ça va pas, il faut que je demande à une hotesse, ô mon dieu, je veux plus partir"

....

15 minutes s'écoulent encore, le pilote met ses moteurs en marche, autant vous dire que je ne suis pas très fière! et là, tout s'éteint, plus de lumière, plus de moteurs, tout est dans le noir. Jacques Michot reprend la parole, "nous avons une panne du système ........" et là ça y est mon cerveau arréte de fonctionner net, et  je passe en mode paranoïa à fond la caisse: "quoi? une panne de quoi? non mais si ca se trouve, c'est le passager suspect qui avait infiltré une équipe de nettoyage de l'appareil, qui a fait exprés de faire disjoncter un truc, et quand on va remettre le moteur tout va exploser (vous avez jamais vu l'affaire pélican?) ou alors, ca va se rééteindre en plein vol, et là c'est la chute libre, plus de moteur, plus rien, rien à faire. Au secours, je veux plus partir, descendez moi, petit jésus je vous en supplie, aidez nous."

...

Mes suplications n'y font rien, 10 minutes après nous voilà en piste pour décoller. Dieu soit loué, tout se passe bien.

...

8 heure de vol plus tard, nous voilà arrivés à Boston, ô soulagement! Mais ce n'est pas fini, Jacques Michot, toujours lui, nous annonce que le trafic est chargé sur l'aéroport  et qu'il va nous falloir patienter au dessus en faisant des tours. "Quoi? nan mais j'en peux plus là, hein! On tourne d'accord et les avions ils décollent où? Une erreur d'aiguillage ca arrive vite, si deux avions se rencontrent? nan mais en plus avec ce brouillard ils vont rien voir? bon allez ca suffit faies nous atterir, je suis vannée de stresser là"

...

Deux heures après, arrivée à Newmarket, sain et sauf, plus d'avion pour un bout de temps...tant mieux!!

Posté par Marineb à 04:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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